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La recherche

La recherche en 2010

Des milliers de victimes de traumatisme crânio-cérébral sont hospitalisées chaque année, au Québec seulement. Une personne sur cinq souffre d’un traumatisme grave. Un traumatisme crânio-cérébral grave signifie que: une personne sur trois en meurt, la majorité des survivants ont des séquelles permanentes pouvant affecter leur mémoire, leur langage, leur motricité, leur équilibre, leur concentration, leur comportement, leur personnalité…

Sur le plan médical, il a été démontré qu’une partie seulement des lésions au cerveau survient au moment de l’accident. L’aggravation des dommages survient habituellement dans les heures et les jours qui suivent l’accident. À ce jour, on connait encore très peu ce qui entraîne ces lésions supplémentaires.

La recherche joue donc un rôle essentiel pour découvrir et comprendre ces causes et les mécanismes sous-jacents. Une connaissance plus approfondie du fonctionnement du cerveau permettra de développer de nouveaux traitements qui pourraient non seulement limiter les dommages mais aussi procurer au cerveau blessé les conditions optimales à sa récupération. Ainsi pourrait être amélioré la survie et sa qualité chez les victimes de traumatisme crânio-cérébral. Voilà pourquoi la Fondation encourage la recherche qui touche plus particulièrement cette période de quelques jours qui suivent le traumatisme.

La recherche en science neurologique est depuis longtemps une force au Québec et plus de chercheurs s’intéressent maintenant au traumatisme crânio-cérébral. De toutes nouvelles méthodes de monitoring du cerveau suite à un traumatisme crânio-cérébral grave sont maintenant utilisées pour la recherche, comme la mesure de l’oxygénation cérébrale à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal et la mesure du métabolisme cérébral avec micro dialyse à l’Hôpital Général de Montréal.

L’Université McGill a également une expérience de plusieurs années sur l’évaluation des séquelles de commotion cérébrale chez les sportifs. Récemment, l’Université Laval a entrepris un projet d’envergure avec plusieurs centres canadiens sur l’évaluation précoce des traumatisés cérébraux graves.

Ainsi, en continuant à encourager la recherche sur le traumatisme crânio-cérébral au Québec, la Fondation investie de façon stratégique envers l’avenir en faisant de la prévention secondaire, évitant ainsi l’aggravation des dommages primaires et permettant à des milliers de victimes d’espérer en de meilleurs traitements.

Merci d’assurer avec nous ces découvertes essentielles.

Judith Marcoux, MD
FRCS(C), M Sc.
Neurochirurgienne
CUSM - Hôpital Général de Montréal


 
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